Petit lexique coronique
- Le 20/05/2020 Mis à jour le 12/02/2021
- Dans Spécial coronavirus
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D'abord, ce&s qui ont lu “coranique” ont mal lu... Nous allons bien parler de tous les mots que le coronavirus nous a fait découvrir en quelques semaines. Tellement de nouveaux mots que nous sommes maintenant en état de manque rétrospectif : comment avons-nous pu vivre jusque-là sans les connaître ? Le Figea-quoi? vous offre une petite rétrospective :
Asymptomatique. Cinq syllabes au lieu de trois pour “sans symptômes”, mais c'est tellement plus chic d'employer des mots scientifiques compréhensibles seulement par un petit nombre plutôt qu'un terme banal que tout le monde peut comprendre... On a eu droit aussi à “apyrétique” au lieu de dire simplement “sans fièvre”. Ce comportement détestable porte un joli nom au Québec : “le pétage de bretelles“ (tellement on se gonfle). Quant à l'information claire, elle attendra...
Chloroquine. Nous autres par ici, on va souvent au quine, mais on connaissait pas celui-là. Ça se joue quand même avec 90 numéros?
Cluster (kleusteur). Rien à voir avec le général américain du quasi même nom qui est mort à la bataille de Little Big Horn. Ce mot anglais signifie “amas”, “regroupement” et on pourrait facilement le traduire par “foyer (d'infection)”, mais ce serait trop simple et sans compter sur la gourmandise des journalistes qui adorent la nouveauté (en même temps, c'est un peu leur raison d'être, non?). Une fois qu'ils ont mis le bec sur un mot tordu, les voilà qui le répète-pète-pète... Mais bon, voilà le mot “cluster” bien lancé pour remplacer notre cher “foyer”. Ainsi, les amoureux rêveront de fonder un cluster, une ménagère deviendra une femme au cluster, mes lunettes seront à double cluster et ceux qui divorceront quitteront le cluster conjugal et fiscal. Why not?...
Confinement. Ça, on l'a vite compris... et les confins de notre “cluster” sont vite devenus les limites réglementaires à notre liberté d'aller et venir.
Déconfinement. Un peu plus difficile à comprendre et à appliquer, mais on va vite s'y faire, surtout s'il n'est pas suivi d'un reconfinement* qui se terminera lui-même (du moins on l'espère) par un redéconfinement... *Je ne voudrais pas paraître désagréable, mais on m'a pourtant appris que, comme pour la congélation, il ne fallait jamais reconfiner...
Distanciation sociale. Là encore, respecter une “distance physique” aurait été suffisant, mais bien trop simple...
À suivre...
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