Odelette à Figeac
- Le 29/06/2020 Mis à jour le 12/02/2021
- Dans Courrier
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Cher ami,
Je suis avec avidité votre blogue et je suis malheureux comme une pierre quand vous ne publiez rien pendant plus de six heures.
Vous avez vraiment un beau brin de plume. Et c'est en confrère que je vous le dis.
Moi-même, j'écris et je vous envoie un petit poème de mon cru que j'ai troussé, car c'était le jour de congé de la bonne.
Je vous fais confiance pour voir s'il est digne d'être publié dans vos pages d'un très haut niveau.
Bien confraternellement.
Comte Xavier-Hubert-Thibauldt de Pastonbac, médiéviste-épistolier-poète
Ô mon Figeac
Ô mon Figeac, la ville qui m'a vu naître,
Tout petit déjà, le nez à la fenêtre,
J'admirais tes clochers, la forme de tes toits,
En écoutant roucayer les mots de ton patois.
Combien de fois ai-je, près l'auguste Célé,
Regardé choir la neige en bourrasques argentées?
Combien de fois ai-je, à travers mon armure,
Senti l'incandescence de l'ardente froidure?
Le printemps arrivé, tout guillerets encor,
On allait balader, moi, mon âme et mon corps,
Courir la fleurette, cueillir le guilledou,
Et lever la jupette de Simone Magadou...
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Cher maître, vous avez une bien jolie plume itou et nous publions incontinent votre joli blason à notre bonne ville de Figeac.
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